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Un robot contrôlé par l'esprit humain

Des scientifiques ont construit un robot qui est contrôlé par la puissance de l'esprit.

Des chercheurs du laboratoire de recherche en informatique et intelligence artificielle du MIT (CSAIL) ont conçu un nouveau système qui surveille l'activité cérébrale et l'activité musculaire d'un humain. Cela permet à un robot d'être contrôlé par des signaux du cerveau et de petits gestes de la main.

Une vidéo de démonstration du nouveau système montre le robot humanoïde 'Baxter' déplaçant une perceuse électrique dans une des trois cibles possibles. La machine est liée à un contrôleur humain dont les ondes cérébrales sont surveillées par des capteurs EEG (électroencéphalographie) et dont les muscles des bras sont lus grâce à la technologie EMG (électromyographie).

Le système peut détecter en temps réel si le contrôleur humain remarque une erreur dans sa cible choisie et un rapide mouvement du doigt peut faire bouger le robot vers la bonne cible.

"Ce travail combinant l'EEG et l'EMG permet des interactions entre un humain et un robot pour une plus large série d'applications que nous pouvions le faire avant, en utilisant seulement l'EEG," a déclaré Daniela Rus, directrice du CSAIL. "En incluant les réactions des muscles, nous pouvons utiliser les gestes pour diriger le robot dans l'espace, avec bien plus de nuance et de précision."

Cette avancée révolutionnaire signifie que le robot pourrait être contrôlé par une personne avec qui il n'a jamais eu de contact avant.

Les précédents systèmes pouvaient généralement reconnaître les signaux cérébraux lorsque la personne qui les utilisait avait été entraînée à 'penser' d'une certaine façon et que le système avait été entraîné pour reconnaître ces signaux.

"Ce qui est génial avec cette approche, c'est qu'il n'y a pas besoin d'entraîner l'utilisateur à penser d'une façon prescrite. La machine s'adapte à vous et non l'inverse," a ajouté Joseph DelPreto, candidat au doctorat et auteur principal de l'étude.

"En regardant les muscles et les signaux cérébraux, nous pouvons commencer à apprendre les gestes naturels d'une personne ainsi que leurs décisions immédiates lorsque quelque chose se passe mal. Cela aide à rendre la communication avec un robot semblable à la communication avec une autre personne."

Sous surveillance humaine, 'Baxter' a choisi la bonne cible 97% du temps, contre 70% avant. L'équipe espère que la recherche pourra être utilisée pour développer les robots, afin d'aider les personnes âgées ou les employés avec une mobilité réduite.

"Nous aimerions nous éloigner d'un monde où les gens doivent s'adapter aux contraintes des machines. Les approches comme celles-là montrent qu'il est tout à fait possible de développer des systèmes robotiques qui sont des prolongements plus naturels et intuitifs," a expliqué Daniela Rus.

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