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Des scientifiques mettent en garde contre le danger des robots sexuels

Les robots sexuels pourraient être plus un danger pour la société qu'un bénéfice pour la santé des gens.

Les robots sexuels étaient censés aider à faire baisser les risques des maladies sexuellement transmissibles et le trafic sexuel. Mais un papier publié dans le British Medical Journal Sexual & Reproductive Health, par le Dr Chantal Cox-George de la St. George's University et Susan Bewley, professeur au King's College London, a révélé qu'il n'y avait aucune évidence pour étayer ces affirmations.

"C'est spéculatif de savoir si le développement d'un marché des robots sexuels va faire baisser la violence et les infections, ou au contraire accentuer l'exploitation des travailleurs du sexe humains," ont-elles écrit.

"L'important marché pour les robots sexuels n'aura aucun lien avec la santé. Ainsi, les arguments 'santé' avancés pour leurs bénéfices, comme avec tellement de produits annoncés, sont plutôt spécieux."

Le papier avertit également que l'utilisation des robots sexuels pourrait causer de la détresse pour ceux qui cherchent de la compagnie.

"Il reste à prouver que les besoins d'intimité seront satisfaits : il pourrait y avoir une détresse qui empire. Si un humain peut sincèrement désirer un robot, la réciprocité peut seulement être imitée artificiellement."

"Si plein d'utilisateurs de robot savent faire la différence entre les faits et les rêves, ce n'est pas le cas de tous les acheteurs, ce qui pourrait aggraver les risques d'agression sexuelle et de viol d'enfants et d'adultes."

"Notre conclusion est qu'il y a beaucoup d'affirmations sans évidence," a déclaré Bewley à The Guardian. "D'une certaine façon, cette recherche est une sorte de demande universitaire de ne pas faire de fausses affirmations. Et si quelque chose est vrai derrière la création et la commercialisation d'un nouvel appareil, alors étudions le correctement."

Le professeur Oliver Bendel, un expert en éthique des machines à l'University of Applied Sciences en Suisse, qui n'était pas impliqué dans l'étude, a déclaré qu'il fallait faire plus de recherche.

"La plupart des universités en Europe ne veulent rien à voir avec ce sujet. La plupart des scientifiques trouvent le sujet répugnant. Il est intéressant de créer des personnes artificielles pour la science et pour le commerce. Mais nous ne devons pas laisser les gens seuls avec les machines."