Une enquête de la Cour des comptes a recommandé de "mieux mesurer l'efficacité et les coûts des secours en montagne", laissant entrevoir la possibilité que les personnes dont le comportement risqué entraîne des interventions d'urgence soient facturées.
Selon l'autorité de surveillance, 17 % des personnes secourues en 2024 étaient des ressortissants étrangers. Elle a noté que des pays comme l'Autriche, l'Allemagne et la Suisse facturent souvent les visiteurs étrangers après un sauvetage en montagne.
Selon ces propositions, les citoyens français qui ne respectent pas les règles de sécurité pourraient également être tenus de rembourser les services d'urgence.
À l'heure actuelle, les opérations de secours en montagne en France sont en grande partie financées par l'État, à l'exception de certaines interventions dans les stations de ski.
La Cour a suggéré de "clarifier les conditions d'utilisation des hélicoptères et d'engager une évolution du cadre réglementaire afin de permettre, le cas échéant, la facturation des interventions et des sanctions plus efficaces en cas de comportement à risque et d'utilisation abusive des services de secours."
Les sauvetages par hélicoptère sont parmi les éléments les plus coûteux du système, avec un coût estimé à 10 780 euros par intervention en 2024. La Cour des comptes a calculé que les dépenses totales consacrées aux services de secours en montagne ont atteint près de 107 millions d'euros l'année dernière, soit une augmentation de 55 % depuis 2012.
Ces propositions ont suscité un débat parmi les professionnels de la montagne.