L'Ofcom avait déjà appelé à des mesures plus strictes en matière de sécurité en ligne pour les enfants, et l'autorité de régulation insiste désormais sur le fait que les flux de contenu de ces deux plateformes ne répondent pas à ses attentes.
Dans son rapport, l'Ofcom indique : "Il convient de noter que TikTok et YouTube n'ont pris aucun engagement en faveur de changements significatifs visant à réduire la diffusion de contenus préjudiciables aux enfants, affirmant que leurs flux sont déjà sûrs pour les enfants. Nos nombreuses preuves, publiées aujourd’hui, suggèrent qu’elles ne sont toujours pas suffisamment sûres."
Parmi les autres conclusions, on apprend que Meta, Snap et Roblox ont tous accepté de mettre en place des mesures plus strictes contre le grooming. Snap, propriétaire de Snapchat, a accepté d’empêcher par défaut les adultes inconnus de contacter des enfants, ainsi que de cesser d’encourager les enfants à ajouter des personnes qu’ils ne connaissent pas déjà, et d’introduire cet été des vérifications d’âge "hautement efficaces".
Meta s'apprête à masquer par défaut les listes de contacts Instagram des adolescents et travaille sur des outils d'IA capables de détecter les conversations à caractère sexuel dans les messages privés.
De son côté, Roblox permettra aux parents de désactiver complètement le chat privé pour les moins de 16 ans.
En réponse, TikTok et YouTube ont tous deux mis en avant les mesures de sécurité déjà en place sur leurs applications.
TikTok, qui s'est dit très déçu de la décision de l'Ofcom, a mis en avant ses fonctionnalités de sécurité, notamment l'interdiction des messages privés pour les moins de 16 ans.
Quant à YouTube, qui a souligné sa collaboration avec des experts en sécurité infantile pour proposer aux enfants des expériences "à la pointe du secteur et adaptées à leur âge", la plateforme dispose d’un minuteur pour les vidéos courtes permettant aux parents de fixer des limites de temps sur le fil d’actualité Shorts.
Invitée jeudi 21 mai 2026 dans l'émission Today de la BBC, la directrice générale de l'Ofcom, Dame Melanie Dawes, a averti que les plateformes ne respectant pas ses règles s'exposaient à "des mesures coercitives très strictes".
"Nous n'hésiterons pas à ouvrir une enquête officielle si nécessaire" a-t-elle souligné.